Mercredi, 13 Décembre 2017
Sandrine Ibre et le Corpo, c'est "jamais 2 sans 3" Imprimer Envoyer

Sandrine Ibre et le Corpo, c'est "jamais 2 sans 3"

A bientôt 39 ans, Sandrine Ibre est en train de vivre sa première saison d'athlétisme, avec le club de l'US Saint-Pierre. Après 10 ans de tennis, "quand j'étais jeune", Sandrine s'est mise à courir, entrecoupé par ses 3 grossesses. Elle a un peu conservé l'accent du Sud-Ouest, elle qui est originaire d'Astaffort (Lot-et-Garonne), comme un certain Francis Cabrel.
C'est avec l'association de Rochecorbon, le CAP ASR, que sa pratique de la course à pied est devenue régulière. Elle fait d'ailleurs partie du bureau de l'association et c'est grâce à un autre coureur de Rochecorbon qu'elle a découvert le meeting du Corpopétrulis de Saint-Pierre. Rencontre avec une coureuse en pleine progression, auteur d'un 44'10 sur le 10 km de Fondettes, et d'un 20'59 sur le 5 km de Luynes.

 

- Comment as-tu pris connaissance du meeting du Corpopétrulis ?
Sandrine : "C'est Joël Bouton, au club de Saint-Pierre, et qui court aussi à Rochecorbon, il avait mobilisé l'association de Rochecorbon pour que l'on participe au Corpo, sur l'édition de mai 2014. Je n'avais jamais foulé la piste, je courais comme ça, en loisir, deux fois par semaine à tout casser, dans les vignes, sur les bords de Loire. Je faisais les 10 et 20 km de Tours, et puis 2-3 courses dans l'année. C'était vraiment du loisir. Et puis je suis retournée faire le Corpo l'année dernière, j'ai dû faire le meilleur temps des non-licenciées (Note : c'est certain !). Mais sans préparation pour le 1.000 mètres, je faisais un peu de fractionné avec le CAP ASR, de la VMA courte, de la VMA longue. "

 

- Et alors, tes impressions ?
Sandrine : "C'est violent comme effort ! Quand tu n'es pas habituée... Je me souviens il y avait Sylvie Delétang dans la série. Bon moi j'ai pas trop de technique de course, alors j'essaie de suivre ! Et puis tu fais ce que tu peux pour finir. Donc c'est violent mais c'est hyper sympa, j'aime bien. J'avais dû faire 3'47, dans ses eaux là... à plus ou moins 10 secondes, je suis pas sûre (sourire)"

 

- Et après tu as été contactée par l'USSP ?
Sandrine : "J'ai reçu un mail de Jean-Marie Baranger qui me précisait que j'étais donc la première des non-licenciées et que le club de l'US Saint-Pierre avait pour habitude d'offrir la licence dans ce cas-là, m'invitant à venir m'entraîner avec eux. J'ai trouvé ça très flatteur, moi qui ne court pas énormément. Je me suis dit que ça pouvait être sympa de voir ce que ça pourrait donner en s'entraînant plus sérieusement, avec d'autres objectifs, avec des séances sur piste. Voilà, j'avais envie de courir un peu différemment.
En association c'est sympa mais cette année j'ai découvert des choses, j'ai fait les cross, j'avais jamais mis de pointes de ma vie, de courir dans la boue... Je me suis rendue compte que c'est hyper varié, tu fais les cross l'hiver, après tu fais de la route, après la piste ! Et je ne trouve pas ça pénible de s'entraîner. Je continue à m'entraîner aussi avec des copines de Rochecorbon, le vendredi matin notamment, et puis je viens au club. Je suis désormais à 3 ou 4 entraînements par semaine, 3 au minimum et quand je peux 4".

 

- Tu es de mieux en mieux placée sur les courses du département cette année (récemment 3e du challenge CAP 37, avec un chrono de 44'10 aux 10 km de Fondettes notamment)...
Sandrine : "C'est motivant. Tu te dis que quand tu t'entraînes un peu plus et plus sérieusement, tu progresses beaucoup. Je suis dans cette phase. C'est motivant, je vois que j'ai gagné plus d'une minute sur le 10 km, c'est cool quoi !
Je ne me suis pas trop fixé d'objectif pour l'instant, j'écoute Jean-Marie, c'est lui le coach, il s'y connaît. J'appréhendais un peu en venant en club, très honnêtement, d'avoir des contraintes. Je ne suis pas une pro, j'en attendais rien, c'est un loisir, je ne serai jamais championne de quoi que ce soit. Je le prends plus dans l'idée de progresser. Et j'avais peur qu'en club il y ait des obligations, et pas trop en fait, on se rend compte qu'il y a des compétitions importantes pour le club, les cross, les interclubs, mais ça reste très convivial je trouve.

 

- Qu'est-ce-qu'on peut te souhaiter ?
Sandrine : "De continuer à prendre du plaisir, comme c'est le cas actuellement, continuer à progresser, je n'ai pas quantifié les objectifs. J'aimerais me rapprocher des 40 minutes au 10 km, après ça ne va pas se faire en un an non plus. Là j'ai fais 44 minutes, j'étais à 45 minutes l'année dernière, si je peux être à 43 mn d'ici quelques mois, continuer à descendre ce sera bien, mais prendre du plaisir avant tout. Je suis très contente d'être en club en fait".

 

- Et pour le 1.000 m du Corpopétrulis de 2016, ton 3e Corpo de suite ?
Sandrine : "Là on est en plein entraînement piste, donc oui j'espère que je me rapprocherais des 3'30, on verra bien".

 

Propos recueillis par David Jehanno@Corpopétrulis / US Saint-Pierre
Mai 2016